L’arbre à soi prend racine à Ath

07 décembre 2017

Fin octobre, le Centre régional de soins psychiatriques (CRP) Les Marronniers a inauguré un nouvel hôpital de jour psychiatrique dans la Cité des géants. Situé hors des murs de l’hôpital et au plus proche du milieu de vie des patients, L’arbre à soi permet de répondre à la fois aux objectifs de la réforme en santé mentale et à la demande du terrain.

Situé à Ath, le nouvel hôpital de jour L’arbre à soi s’adresse à toute personne de plus de 18 ans souffrant de troubles psychiatriques ou psychologiques divers comme l’alcoolisme, la dépression, la psychose, etc. Il peut accueillir jusqu’à 20 personnes en journée, soit du lundi au vendredi de 8 h à 16 h.

« Ce nouveau dispositif de soins se place comme une alternative à une hospitalisation complète en permettant un retour au domicile chaque jour », souligne Sophie Monnier, directrice générale du CRP.

Toujours est-il que le patient doit être stabilisé pour intégrer l’hôpital de jour, puisque comme le souligne l’équipe pluridisciplinaire de l’Arbre à soi, « après 16 h et le week-end, il doit pouvoir retourner dans son milieu de vie. »

Des soins personnalisés

L’équipe pluridisciplinaire, parlons-en. Chaque patient est encadré par une équipe de psychiatres, psychologues, infirmiers spécialisés en santé mentale ou encore kinésithérapeutes. Avec le patient, leur but est de co-construire un projet thérapeutique personnalisé, d’une période de trois mois. « Ce laps de temps nous permet de stabiliser un état de crise, faire un bilan complet sur la problématique des patients tant au niveau individuel que familial ainsi que sur les ressources activables », complète l’équipe pluridisciplinaire.

La prise en charge s’articule concrètement autour de quatre axes : le corps, la parole, la créativité et la vie communautaire. « L’objectif est d’aider la personne à renouer avec ses ressources, à modifier son rapport à soi et son rapport aux autres et à se réinscrire dans un réseau pour acquérir plus d’autonomie et se réinsérer plus facilement », explique pour sa part Benjamin Delaunoit, directeur médical du CRP.

Laurent Zanella