Soins sans frontières

07 décembre 2017

Repas d’hôpital pour les migrants

L’hôpital de Vierzon, dans le département français du Cher, dans le centre de la France, a décidé de faire don des repas préparés mais non consommés à un petit centre local d’accueil de migrants. Il s’agit d’environ 20 repas chauds et 20 repas froids par jour. Les volontaires d’une organisation locale qui s’occupe des migrants viennent chercher les repas deux fois par jour avec un frigo box ou un boite isolante, selon que les repas sont froids ou chauds. La direction de l’hôpital espère que d’autres hôpitaux français suivront l’exemple.

L’ombre du Brexit plane déjà sur les hôpitaux de Bristol

L’intention du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne provoque de grands chamboulements dans le monde du travail, particulièrement parmi les Européens qui travaillent au Royaume-Uni. Ils y sont très nombreux dans le milieu hospitalier. Par exemple, le NHS Trust, qui dirige les hôpitaux de Bristol a compté que parmi ses 8.000 employés, 1.260 venaient d’un autre pays de l’UE. Dans un commentaire narquois à l’adresse de tout un chacun, le directeur de la NHS a déclaré que « les électeurs ont voté eux même pour le départ de leur personnel soignant. » La British Medical Association signale par ailleurs qu’un médecin européen sur cinq travaillant au Royaume-Uni a l’intention de faire ses valises.

Faux docteur dans une clinique esthétique illégale

La police de Bangkok est parvenue à interpeller un ‘faux chirurgien’ au terme d’une traque de douze jours. Cette arrestation faisait suite aux décès inopinés de plusieurs patientes quelques heures après l’implantation de prothèses mammaires. L’intéressé, Thanatpong Jittheerapirom, âgé de 29 ans, a avoué avoir procédé à plus de 1.500 opérations de chirurgie esthétique depuis l’ouverture de sa clinique privée en mai de cette année, et avoir usurpé pour ce faire l’identité d’un médecin existant. La plupart des interventions n’auraient pas posé de problème, puisqu’il n’y a pas eu de plainte. Il a admis ne pas être docteur, mais avoir été assistant dans d’autres cliniques privées. Il aurait également appris des techniques chirurgicales sur Youtube.

Une détenue atteinte d’un cancer s’échappe de l’hôpital

Natasha Jane Strickland, âgée de 41 ans, sous les verrous en Nouvelle-Zélande pour une affaire de drogue, a profité d’une visite à l’hôpital pour prendre la poudre d’escampette. Elle n’était pas là pour une raison anodine, car elle souffre d’une forme grave de cancer et a régulièrement besoin de chimio et de radiothérapie. La police a immédiatement émis un avis de recherche ainsi qu’un message à son attention pour lui rappeler qu’elle avait besoin d’un traitement médical de toute urgence. La police va également enquêter sur cette fuite, car la patiente était traitée dans une aile de l’hôpital dans laquelle un badge est nécessaire pour ouvrir les portes.

Négligence criminelle ?

Aux Etats-Unis, les proches des victimes d’un triple homicide ont attaqué en justice l’hôpital psychiatrique où résidait jusqu’à récemment le meurtrier, ainsi que le personnel soignant de cet hôpital. Le coupable, Muhammad Shabazz Ali, âgé de 62 ans, avait été libéré l’année précédente après avoir purgé une peine de près de 20 ans d’emprisonnement pour le meurtre de sa compagne, alors enceinte. Quelques semaines plus tôt, il avait été interné de force, car il disait qu’il « allait faire quelque chose à quelqu’un ». Après quelques semaines de traitement, son psychiatre et son psychologue ont jugé qu’il pouvait repartir. Quelques jours plus tard, il assassinait trois personnes.